Abaya à l'école interdite Le Conseil d'État dit C'est non ! – Enfin, on arrête de se prendre pour des cons

Abaya à l’école interdite : Le Conseil d’État dit « C’est non ! » – Enfin, on arrête de se prendre pour des cons

Franchement, les potes, on a failli attendre. Le 27 septembre 2024, le Conseil d’État a rendu son arrêt : l’interdiction des tenues de type abaya dans les écoles, collèges et lycées publics est parfaitement légale. Gabriel Attal avait dégainé la note de service avant la rentrée 2023, et les recours des associations ont fini direct à la benne. La laïcité n’est pas morte, elle vient juste de marquer un but sur corner. Et putain, ça fait du bien.

On va pas tourner autour du pot : depuis des années, certains voulaient nous faire avaler que l’abaya, c’est juste « une robe longue confortable », un truc de mode, presque du Zara version Moyen-Orient. Sauf que quand tu regardes les signalements qui ont explosé (4710 en 2022-2023 contre 2200 les années d’avant, dont près de 2000 sur les signes et tenues religieuses, majoritairement des abayas), tu te dis que non, c’était pas qu’une question de style. C’était une affirmation ostensible, avec tout le discours stéréotypé qui va avec, droit sorti des réseaux. Le Conseil d’État l’a dit cash : ces tenues s’inscrivent dans « une logique d’affirmation religieuse ». Point. Fin de la récré.

La loi de 2004 n’a pas bougé d’un iota

Rappel pour ceux qui dormaient en cours d’instruction civique : la loi du 15 mars 2004 interdit dans les établissements publics « les signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Pas seulement le voile, pas seulement la kippa géante ou la croix XXL. Tout ce qui crie « regardez ma religion » à la gueule des autres. L’école, c’est le lieu où on doit tous être égaux, pas un défilé de mode confessionnelle.

Attal, à l’époque, avait vu le truc venir de loin. Les rectorats remontaient des cas à la pelle : des gamines qui refusent d’enlever la robe, qui sortent des arguments tout prêts (« c’est culturel », « c’est pour la pudeur », « vous êtes islamophobes »). Le Conseil d’État a validé : oui, au regard du comportement des élèves et du contexte, ça passe pour une manifestation ostensible. Et non, interdire ça n’est pas une atteinte grave aux libertés. C’est juste appliquer la règle à tout le monde, sans passe-droit.

Évidemment, ça n’a pas plu à tout le monde. Les associations habituelles ont hurlé à la discrimination, au racisme d’État, à la stigmatisation. Les mêmes qui, il y a vingt ans, nous expliquaient que le voile à l’école c’était « juste un foulard ». On connaît la chanson. Sauf qu’entre-temps, les signalements ont triplé. C’est pas l’extrême droite qui les invente, ce sont les profs et les chefs d’établissement qui les remontent. Y en a marre de se voiler la face (sans mauvais jeu de mots).

Les 5 trucs les plus absurdes de cette affaire

Parce qu’on va pas se mentir, cette saga est un festival de conneries :

1. Le débat « est-ce religieux ou pas ? »

On a vraiment eu besoin du plus haut juge administratif pour trancher si une longue robe ample portée dans un contexte ultra-spécifique est neutre. Franchement, c’est comme demander si la soutane du curé est un déguisement de carnaval.

2. Les élèves avec le discours prêt-à-porter

« C’est pas religieux, c’est ma culture. » Ouais, et moi je porte un béret parce que je suis français. Sauf que derrière, sur TikTok et ailleurs, c’est souvent le même prêchi-prêcha salafisant. Le Conseil l’a noté : discours stéréotypé pour contourner la loi. On n’est pas des pigeons.

3. Les intellos qui comparent à n’importe quoi

« Et les shorts trop courts alors ? Et les jeans déchirés ? » Oui, on peut aussi interdire ce qui est indécent. Mais le short ne porte pas un projet politique et religieux. Nuance.

4. L’argument de la « radicalisation »

Interdire l’abaya va radicaliser les jeunes, paraît-il. Logique de merde : c’est le laxisme des années précédentes qui a laissé le truc s’installer. Le vrai radicalisme, c’est de laisser l’école devenir un terrain de prosélytisme.

5. Les recours en justice à répétition

On saisit le Conseil d’État pour une robe. Pendant ce temps, les classes surchargées, le niveau qui baisse, les profs qui se font agresser. Priorités, les gars.

Pourquoi c’est typiquement français, ce bordel

C’est beau, la France. On est capables de débattre pendant des mois, des années même, sur un truc que le bon sens populaire a réglé en cinq minutes autour d’un pastis : « À l’école, on vient pour apprendre, pas pour afficher sa religion. » On a la loi de 1905, la loi de 2004, des siècles de combats pour la laïcité… et il faut encore que le Conseil d’État confirme que oui, une abaya ostentatoire, c’est pas neutre.

C’est typiquement nous : un mélange de fermeté républicaine et de mauvaise conscience. On veut être les champions des droits de l’homme, on a peur qu’on nous traite de racistes, et pendant ce temps on laisse des gamines de 13 ans se balader avec une tenue qui dit « je ne suis pas comme les autres ». Résultat : les profs épuisés, les parents excédés, et les élèves qui se demandent pourquoi on leur impose ça.

Mais voilà, le bon sens finit toujours par gagner. Lentement, péniblement, après des recours, des tribunes dans Le Monde et des cris d’orfraie sur les plateaux. C’est la France, quoi. On râle, on philosophe, et à la fin on dit « non ».

Conclusion

En clair : à l’école de la République, on vient avec un cartable, des cahiers et l’envie d’apprendre. Pas avec une tenue qui affirme haut et fort une appartenance religieuse. La laïcité, ce n’est pas de la haine, c’est la condition pour que tout le monde vive ensemble sans que la religion prenne le dessus.

Si t’as envie de porter l’abaya tous les jours, libre à toi. Chez toi, dans la rue (dans les limites de la loi), ou ailleurs. Mais à l’école, c’est non. Point barre. La France reste la France. Et ça, mes amis, ça n’a pas de prix.

Allez, on passe à autre chose. Y a des maths à rattraper et des profs à soutenir.

FAQ – Parce qu’on va encore nous poser les mêmes questions

1. C’est quoi exactement une abaya ?

Une longue robe ample, souvent noire ou colorée, qui descend jusqu’aux pieds. Version « modest fashion » islamique. Pas un hijab, pas un voile, mais clairement associé à une certaine pratique religieuse.

2. Pourquoi l’interdire spécifiquement ?

Parce qu’elle manifeste ostensiblement une appartenance religieuse, selon le contexte et le comportement des élèves. La loi de 2004 est claire : pas de signes ostentatoires à l’école.

3. C’est pas discriminatoire envers les musulmans ?

Non. La loi s’applique à tous : croix géante, kippa énorme, voile, etc. C’est l’égalité. On n’interdit pas d’être musulman, on interdit d’afficher sa religion de manière ostentatoire dans un lieu républicain.

4. Et le qamis pour les garçons ?

Même combat. Le Conseil d’État a validé pour les tenues de type abaya et qamis. Logique.

5. Ça va vraiment changer quelque chose ?

Oui. Moins de tensions dans les établissements, moins de temps perdu en dialogues interminables, plus de focus sur les cours. Et un message clair : l’école n’est pas un terrain de conquête.

6. Et la liberté religieuse dans tout ça ?

Elle est respectée… hors de l’école. À l’école, la laïcité prime pour protéger les élèves de toute pression. C’est pas une opinion, c’est la loi.

7. Les associations vont continuer à gueuler ?

Sûrement. Mais le Conseil d’État a parlé. Prochain recours : la CEDH ? On les attend de pied ferme.

8. Et maintenant, on fait quoi ?

On applique la règle fermement, on soutient les chefs d’établissement, et on arrête de faire semblant que tout ça n’était pas un vrai problème. Y en a marre des conneries.

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